Pourquoi diverge-t-on sur le décompte des Tibétains immolés ?

Pourquoi diverge-t-on sur le décompte des Tibétains immolés ?

Le 6 janvier de cette année, dans la préfecture d’Aba de l’Amdo, deux Tibétains se sont auto-immolés. Le site de nouvelles tibétaines Phayul rapporta ces faits à l’extérieur du pays. Cependant, lors de sa description des auto-immolations au Tibet intérieur, le site Phayul ignora la première auto-immolation, qui eut lieu au Tibet en 2009 : celle du moine Tapey de la préfecture d’Aba. Lorsque l’émission en langue tibétaine Kunleng de la station « Voix de l’Amérique » diffusa l’intervention du Kalon Tripa à la conférence bouddhiste du Kalachakra, qui récita les noms des immolés, elle ignora également Tapey.

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Se souvenir du sacrifice du jeune moine Phuntsok

Se souvenir du sacrifice du jeune moine Phuntsok

Traduction de 铭记以身献祭的年轻僧人平措 par Tsering Woeser, 22 janvier 2011

Le 16 mars 2008, dans le compté d’Aba de l’Amdo, une foule de moines et de citoyens est descendue dans les rues, faisant entendre la clameur des manifestations. En conséquence, l’appareil d’État tua de nombreuses personnes, incluant une femme enceinte, un enfant de 5 ans et la lycéenne Leng Zhucuo, âgée de 16 ans. Trois ans après ces événements, les Tibétains ont tous allumé des chandelles à beurre dans leur maison et monastère pour commémorer les victimes. Et pour le moine Phuntsok du Monastère de Kirti, le chemin de la commémoration passa par l’auto-immolation.

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Pourquoi est-ce que Kalon Tripa n’a pas lu le nom de Tapey ?

Pourquoi est-ce que Kalon Tripa n’a pas lu le nom de Tapey ?

Traduction de “噶伦赤巴为什么不念扎白的名字? par Tsering Woeser, 18 janvier 2011

Le 4 janvier, alors que s’achevait la quatrième journée de la conférence bouddhiste du Kalachakra, Lobsang Sangay, le Kalon Tripa nouvellement élu (Premier ministre tibétain en exil) prononça un discours. Merci à lui d’avoir présenté les événements tragiques des auto-immolations au Tibet intérieur, merci à lui d’avoir récité un par un le nom et l’âge de chacun des Tibétains s’étant immolés. Au même moment, Sa Sainteté le Dalaï-lama arrivait difficilement à contenir sa douloureuse et touchante expression. Toutefois, en cette occasion très importante, le Kalon Tripa ne fit encore aucune mention de la première auto-immolation sur le territoire du Tibet, survenue en 2009. Sur sa liste, était également absent le nom du premier Tibétain de l’intérieur s’étant auto-immolé : Tapey.

À ce sujet, je tiens à poser une question à notre Kalon Tripa : pourquoi ?

Est-ce que Kalon Tripa ignorait cette histoire ? Lors de sa visite en Europe en novembre de l’année dernière, il discuta de la situation présente à l’intérieur du Tibet, mais lorsqu’il vint à parler des auto-immolations, il en compta une de moins. J’ai rappelé sur mon blog et Facebook que le premier cas d’immolation à l’intérieur du Tibet est survenu le 27 février 2009, la première auto-immolation sur le territoire tibétain fut celle de Tapey, jeune moine âgé de 20 ans, originaire du Monastère Kirti, dans la préfecture de Ngaba. Je vous implore de ne pas ignorer son sacrifice qu’il a durement payé : au moment de l’auto-immolation, la police ouvra le feu sur lui, causant d’importantes blessures. Il est à ce jour encore porté disparu, nul ne sait s’il est mort ou vivant ; je vous implore de ne pas oublier Tapey !

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Le Monastère Kirti menacé de destruction


Le Monastère Kirti menacé de destruction

Traduction de 面临灭顶之灾的格尔登寺 par Tsering Woeser, 16 janvier 2011

Le 16 mars dernier, après l’auto-immolation du jeune moine Phuntsok, plus d’un millier de policiers lourdement armés ont encerclé le Monastère Kirti, désarmé et sans défense. Les fonctionnaires et les cadres de tous les niveaux de la province du Sichuan du compté d’Aba, à partir du 20 avril, devront appliquer à la totalité des 2,500 moines du monastère une « éducation patriotique ». Selon les informations, une délégation de hauts fonctionnaires de Pékin y assisteront, ayant transmis en hâte des instructions strictes.

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Est-ce que les Tibétains devaient protester en 2008?

Est-ce que les Tibétains devaient protester en 2008?

Traduction de 2008年,藏人该不该抗议 par Tsering Woeser, 12 janvier 2011

Déjà trois années complètes nous séparent du sang et du feu de 2008. De nombreux Tibétains furent sacrifiés, plusieurs autres continuent de souffrir en prison. Les tireurs d’élite de l’oppresseur se tiennent toujours debout sur le front des Tibétains, et à chaque fois que le soleil brille fortement, on peut encore apercevoir l’éclat des canons de leurs fusils qu’ils tiennent dans leurs mains, poignardant les Tibétains qui, en face, prient le Bouddha. Voilà un souvenir collectif profondément gravé dans le cœur des tous les Tibétains.

Cependant, parmi les Tibétains, certains bruits étranges se font également entendre de temps en temps, appelant les Tibétains des trois régions du Tibet à ne pas protester, car le résultat ne sera qu’une cruelle répression, ainsi que des restrictions politiques encore plus sévères, avec pour conséquence que l’espace de liberté précédemment gagné se refermera. Par exemple, de nombreuses fondations présentes au Tibet durent suspendre leurs activités ou leurs contrats ne furent pas renouvelés, alors que les autres furent se soumettre à des compromis afin de se protéger.

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Aujourd’hui, le moine Soba Jugu de l’Amdo s’est sacrifié

Aujourd’hui, le moine Soba Jugu de l’Amdo s’est sacrifié

Traduction de 今天,安多果洛的索巴朱古自焚牺牲 par Tsering Woeser, 9 janvier 2011

Le 8 janvier 2012 vers six heures du matin, dans la ville de Dari en Amdo (du district Guoluo de la province du Qinghai), Soba Jugu (Rinpoché, qui se traduit par « Bouddha vivant »), âgé de 42 ans, revêtant la robe jaune, l’immola en mettant feu à l’essence, se sacrifiant ainsi sur place. Il s’agit du seizième cas d’auto-immolation sur le territoire du Tibet depuis 2009, et du troisième cas en 2012.

Selon les informations diffusées par les Tibétains locaux, au moment de son immolation, Soba Jugu cria haut et fort «Tibet libre ! », « Longue vie au Dalaï-Lama! » Il jeta également des drapeaux de prières (« Lungta ») ainsi que des tracts, et alors même qu’il brûlait, il monta sur la colline faisant face à la ville de Dari, se sacrifiant pour protéger la doctrine bouddhiste. Il colla également sur les murs de la ville plusieurs tracts.

Soba Jugu avait écrit sur ​​ces tracts: mon auto-immolation vise à commémorer tous les Tibétains qui depuis 2009 se sont immolés pour la libération nationale et la liberté religieuse, pour la liberté individuelle et la liberté de parole et non pour mon profit personnel. Le peuple tibétain souhaite au Dalaï-lama une longue vie, il veut la liberté et l’unité future du Tibet, il veut que tous travaillent hardiment, indépendamment des sectes et des régions, sans jamais perdre confiance, pour qu’éventuellement advienne ce jour heureux.

Soba Jugu était un villageois originaire de Gongma, du compté de Gande dans le district de Guoluo de la province du Qinghai. Il fut surnommé par les moines du petit monastère de son compté « Jugu Soba Gequrao » (ce qui signifie que Soba Jugu avait pour responsabilité d’interpréter la doctrine bouddhiste dans son temple). Il organisait chaque hiver une conférence religieuse, en plus de pourvoir matériellement aux besoins de plusieurs orphelins et aînés.

Peut-être même que Soba Jugu alla jusqu’à boire une grande quantité d’essence, car lors de l’immolation, on l’entendait tousser fortement. Cela provoqua la dislocation de son corps. Lorsque la police et les troupes armées arrivèrent, les restes de Soba Jugu furent emmenés et quelques morceaux de chair furent jetés dans le fossé. Mais quelques Tibétains réussirent tout de même à conserver une partie de ses restes.

Ce même jour en soirée, des milliers de Tibétains se rassemblèrent devant l’administration locale du Comté de Dari, exigeant que le Bureau de la Sécurité publique rende les restes de Soba Jugu. Quelques heures plus tard, le gouvernement local sous pression remit le corps de Soba Jugu à sa famille. En dehors de la poitrine et de la tête, le reste de son corps fut presque complètement détruit.

Le lendemain, la population locale se rassembla dans le petit temple de Soba Jugu pour lui dédier des prières et signifier son deuil. Selon les Tibétains de son petit monastère, Soba Jugu était déterminé à mourir. Ils trouvèrent que Soba Jugu avait laissé dans chaque porte de chaque chambre ses clés, quelques livres sur la table de sa chambre, dans lesquels était écrit méticuleusement – comme à son habitude – l’ensemble des dons reçus par les fidèles lors des conférences religieuses et les dépenses de chacun.

Mais cette nuit-là, plus d’une douzaine de véhicules militaires arrivèrent au chef-lieu du comté, des blocages furent mis en place sur la route, et partout des policiers militaires patrouillaient. Actuellement, le système téléphonique de Dari ne fonctionne que de manière intermittente, dans un état de semi-paralysie.

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Les racines du conflit entre Chinois et Tibétains dans les campus

Les racines du conflit entre Chinois et Tibétains dans les campus

Traduction de 校园汉藏冲突的始作俑 par Tsering Woeser, 6 janvier 2011

Il n’est pas rare que des conflits surgissent dans les campus scolaires. Ceux-ci sont normalement tolérés sous le prétexte que les jeunes adolescents sont particulièrement susceptibles de créer de telles dissipations. Récemment, au Collège des ingénieurs ferroviaires de Chengdu, entre 2000 et 3000 étudiants Han ont attaqué environ 300 étudiants tibétains, mais ce conflit n’attira que peu d’attention. Cela est peut-être dû à la réaction plutôt rapide des autorités locales : le conflit scolaire qui éclata le 14 décembre dernier nécessita même une intervention de la police spéciale pour le réprimer, mais sur internet, presque tous les renseignements pertinents concernant ce cas furent supprimés, ce qui suggère que les autorités sont pleinement conscientes de la gravité de l’incident.

Le nombre d’étudiants en dit déjà très long sur le problème. Dans un commentaire publié par un des attaquants, qui empira encore plus la querelle entre Tibétains et Chinois, une forte odeur de poudre se fait sentir. Je me souviens d’il y a plusieurs années, lorsque j’étudiais à l’Institut des Nationalités du Sud-ouest, des bagarres éclataient souvent entre les étudiants des différents groupes ethniques, mais jamais à une si grande échelle, ni dans un affrontement au ratio si déséquilibré, comme s’il s’agissait d’assiéger cruellement l’ennemi. Et l’opinion exprimée dans cet article est encore plus terrible : « Suite à la guerre de la nuit dernière, les élèves Han ont remporté une grande victoire. L’école a muté les élèves tibétains, et bien sûr, certains Tibétains furent amenés à l’hôpital. La nuit dernière, notre slogan a résonné très fortement : « Frappe les Tibétains, augmente tes résultats ».

Beaucoup de gens furent pris d’horreur : comment une haine ethnique si profonde est-elle possible ? J’ai relevé cette phrase : « Les rancunes entre Han et Tibétains au Collège des ingénieurs ferroviaires sont profondes… » On ne sait toujours pas combien d’étudiants dans ce collège secondaire sont Tibétains. À partir d’une recherche d’informations sur internet, selon le gouvernement provincial du Sichuan, les autorités locales mirent en œuvre la politique d’éducation gratuite « 9+3 » dans le district tibétain. En 2009, 105 élèves tibétains des districts de Ganzi et d’Aba étaient inscrits à cette école. Puis, en 2011, le nombre d’élèves tibétains dans le collège monta à 200-300 élèves.

Que signifie cette politique du « 9-3 » ? Il s’agit d’une décision du gouvernement provincial du Sichuan pour la période allant de 2009 à 2013 : la mise en œuvre dans les districts tibétains d’un plan quinquennal « 9-3 », visant l’éducation gratuite en enseignement professionnel. Selon ce plan, les étudiants tibétains disposent de neuf années d’enseignement obligatoire gratuit, suivies de 3 ans d’enseignement professionnel gratuit. À cette fin, les diplômés et non diplômés des districts tibétains se rendant dans les districts Han du Sichuan pour y recevoir une éducation secondaire et professionnelle gratuite s’éleva à 10,000 par année, soit 50,000 sur 5 ans.

Cela fait suite aux émeutes violentes de 2008 au Tibet. Les autorités du Sichuan mirent alors en place de nouvelles initiatives en matière d’éducation qui consistent à accélérer de beaucoup le taux d’assimilation des Tibétains par des traitements préférentiels. Le « 9-3 » s’appliquera à plus de 50,000 jeunes issus des zones rurales et pastorales du Tibet, les relocalisant dans des écoles Han, où ceux-ci se trouveront du matin jusqu’au soir en contact avec de nombreux étudiants Han. Une telle « Hanisation » devra aider les autorités « à instaurer la paix et l’ordre à long terme dans les districts tibétains. » Voilà l’essence de la politique chinoise en matière d’éducation des minorités nationales : « la paix et l’ordre à long terme ».

Toutefois, les intentions des administrations locales ne sont aucunement comprises par les Han ordinaires. Ils ne comprennent qu’une chose : les Tibétains et les autres étudiants minoritaires reçoivent automatiquement plus de points lors des tests, en plus d’une allocation de subsistance et d’autres aides. C’est ce qui fait naître la rage dans leur cœur. Certains étudiants Han mécontents ont écrit sur internet : « Chaque école du Sichuan qui applique la politique du 9-3 doit connaître de telles batailles… …Lors de début de la politique tibétaine du 9-3, les autorités de l’école sont venues nous dire qu’il ne fallait surtout pas provoquer les Tibétains…»

La phrase « Il ne faut pas provoquer les Tibétains » est importante, car elle laisse voir les nombreuses années de propagande de diabolisation répandue par le gouvernement, en particulier suite aux manifestations tibétaines de 2008. Les autorités, à partir de l’histoire et de l’actualité, n’ont ménagé aucun effort pour diffuser diffamation et distorsion des faits, avec pour conséquence une forte augmentation de l’hostilité et un approfondissement du fossé entre les deux nationalités. En effet, ces dernières années, les conflits de campus entre Tibétains et Han se produisent souvent et de plus en plus sérieusement. En octobre 2010, dans la ville de Zigong, province du Sichuan, les étudiants Han d’un collège technique ont assiégé les élèves tibétains, tuant l’un d’entre eux et en blessant plusieurs autres.

Dans le but « d’instaurer la paix et l’ordre à long terme dans les districts tibétains », les autorités locales (sans doute à reculons) ont mis beaucoup d’effort afin de mettre en place une politique d’assimilation en éducation. Bien sûr, cette politique fut détruite par des étudiants criant à la chaîne des slogans du genre « Frappe les Tibétains, augmente tes résultats », mais les véritables racines de la haine ethnique sur les campus ne sont-elles pas autorités locales elles-mêmes ?

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La vie éternelle dans le feu

 Traduction de 在烈火中永生 par Tsering Woeser, 10 décembre 2011

Le 3 décembre, dans ce qui est traditionnellement la région du Tibet Kham et désormais la division administrative de Chamdo de la Région autonome du Tibet, Ding Peng Zeng, âgé de 48 ans, s’est auto-immolé.

Depuis 2009, il s’agit de la treizième auto-immolation de Tibétains au Tibet: onze hommes, deux femmes, tous portant la robe pourpre des moines. Parmi ceux-ci, deux furent expulsés par les cadres de leur monastère et ne purent que changer leurs habits pour la veste en peau de mouton des bergers; un autre également dû quitter la vie de moine, mais envoya son fils dans le monastère, malgré les persécutions qui forcent les moines à quitter les temples. Dans un braisier ardent, sept se sont sacrifiés, cinq personnes ont été blessées et emmenées par la police (nul ne connaît leur emplacement) et un autre repose dans un monastère aux limites de la mort.

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« Montrez vos papiers d’identité! »

 Traduction de 交出你的身份证! par Tsering Woeser, 22 décembre 2011

 Voici le quatrième volet d’une série de neuf récits intitulée “Les petites histoires de Lhassa”, écrite par Tsering Woeser de 2008 à aujourd’hui.

Il semble que chaque jour se change en un « jour sensible ».

Et « jour sensible » est une expression à la mode dans le Lhassa d’aujourd’hui. Par exemple, comme l’anniversaire du Dalaï Lama se dit « Sala Ba » (en tibétain « mercredi »), une tradition s’est instaurée par le simple bouche à oreille, de sorte que chaque mercredi, la fumée des feux de mûriers est particulièrement forte, la prière particulièrement chaleureuse, et bien sûr, les policiers en uniforme et les agents en civil sont également particulièrement nombreux.

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«Est-ce que vraiment notre koundoun est de retour? »

 Traduction de 我们的衮顿回来了吗? par Tsering Woeser, 21 novembre 2011

 Voici le troisième volet d’une série de neuf récits intitulée “Les petites histoires de Lhassa”, écrite par Tsering Woeser de 2008 à aujourd’hui.

 

Suite aux émeutes de mars 2008, les autorités locales annoncèrent : « Des preuves suffisantes confirment que le groupuscule du Dalaï-lama a organisé, comploté et minutieusement planifié ces émeutes violentes ». Par conséquent, l’ensemble de l’appareil de propagande se mit en branle afin de « récolter des preuves ». Parmi ceux-ci, la télévision du Tibet devint un porte-parole important, se précipitant à travers le Tibet pour filmer « l’état d’esprit du peuple tibétain ».

Dans un quelconque village, comme le journaliste souhaitait interviewer des villageois menant une vie heureuse, le chef du village appela une atsiala (en tibétain : grande sœur) tout ce qu’il y a de plus ordinaire et obéissante.

On installa la caméra et le journaliste posa la première question : « Qu’en penses-tu, quelle est la principale cause des émeutes du mois de mars ? »

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